Les Unimogs de "Ranger"


     
   


Premier MOG U25 401-101 de 1953,
et c'était sa première sortie en forêt en 1986


Ravi de pouvoir ramener ces troncs de chêne !!!

Considérations personnelles

Qu'elle ne fut pas le plaisir et les changements apportés par ce véhicule et ce malgré sa lenteur. Très peu d'obstacles naturels ou de mauvaises conditions météo eurent raison de lui ! Jeeps et tracteurs 4x4 purent rentrer au vestiaire, car je pouvais lui demander l'impossible. il répondait, mais gare aux excès de vitesse et de surcharge !!! C'était un bon petit camion très souple et capable de passer dans des endroits difficiles, car vu sa taille relativement petite, je pouvais facilement m'assurer de me rendre là où les autres ne pouvaient pas. Il fut un précieux collaborateur, en ce sens qu'il me permit de réaliser beaucoup de travaux personnels, tels façonnage et transport du bois de chauffage, entretien de notre propriété qui comprenait l'épandage des engrais et la culture de pommes de terre, de même que son sarclage et surtout son arrachage. Il va de soi qu'avec un tel engin, je pouvais me passer de bien de corps de métiers, ce qui est vraiment intéressant. Son utilisation dépassait parfois la normale, car il servit aussi comme échafaudage et de "Plaine de jeux" pour les enfants.

Expériences vécues

Son incroyable polyvalence et sa capacité invitaient souvent son propriétaire à dépasser les limites, comme rouler en forte pente. Bon nombre de fois j'ai roulé dans des situations qui pouvaient m'être fatales !!! Combien de fois mes jambes pendaient à l'extérieur au cas ou je devrais sauter ! Dans certains cas, le camion grinçait de tous côtés et croyez-moi les sensations étaient fortement ressenties, comme lorsqu'il épousait le terrain... à n'en plus finir, si bien qu'il m'est souvent arrivé de me demander quand va-t-il arrêter de pencher ? Aussi, je ne l'ai jamais retourné, accidenté ou abîmé.

Le plus spectaculaire fut le débardage de 75 piquets de chêne vert de 2 m de long chargés sur sa petite caisse. Le chemin consistait en une pente douce mais progressive, pour être assez forte à quelques mètres du chemin empierré ! Les 10 derniers mètres furent pénibles, à tel point qu'il s'embourba méchamment et ce malgré le blocage du différentiel et les pneus agricoles. Pas de problème, le treuil fut mis à contribution, son câble fut doublé par l'emploi d'une poulie, la 2ème rampante fut sélectionnée et en avant, il commença sa lente ascension, puis s'extirpa sans problème. L'emploi du treuil mécanique de jeep Toyota posait un problème qui suivant la situation dans laquelle le véhicule se trouvait, demandait une bonne réflexion et une bonne évaluation, car il se commandait depuis le siège du conducteur et son câble ne pouvait être relâché mécaniquement; étant donné que la prise-de-force ne tournait que dans un sens et qu'il n'y avait pas d'inverseur de marche comme sur la jeep Toyota. Dès lors, la tactique était d'arrimer le câble à une bonne distance et une fois le véhicule sorti, il suffisait de déverrouiller la prise-de-force et d'avancer avec le véhicule, mais... il ne fallait rien oublier!

L'arrachage des patates se faisait avec le treuil et une vieille charrue qui fut tirée par des chevaux. L'Unimog était placé en face de la ligne à arracher, le câble du treuil était attaché à la charrue à l'autre bout de la ligne. Une fois accrochée, un très léger régime moteur faisait avancer très lentement la charrue, si bien que le versoir de celle-ci extrayait les tubercules du sol et les versait sur le côté de la ligne. Il m'est aussi arrivé de retourner un épicéa de 3 m3 et ce avec une poulie mise en renvoi d'angle. Là l'Unimog se soulevait de l'arrière ( +- 30 cm) et parvenait à effectuer ce genre de travail.

Sa commercialisation

Vu sa grande polyvalence, bon nombre de fermiers, de forestiers et de Corps de Sapeurs Pompiers, etc... en firent l'acquisition, ainsi il purent apprécier ses excellentes qualités et ses multiples fonctionnalités, car force est de reconnaître qu'à l'époque et pour une Europe encore meurtrie de 4 années de Guerre, il était un véhicule très performant et surtout pourvu d'un modernisme très évolué.

Il fut construit jusqu'aux environs de 1960, puis fut remplacé de 1960 à 1970 par la Série 411, soit U25/411 (25 cv ), U30/411 (30 cv), U32/411 (32 cv) et U34/411 (34 cv) avec un châssis court ou long et fut construit aussi en version bâchée ou tôlée.

Dés 1970, lui aussi fut remplacé par l'U52/421 (52 cv) et U600/421 (60 cv), lequel n'est plus construit aussi. Parfois, lors du changement de véhicule, l'on avait un avantage que les pièces ou accessoires allaient sur l'un comme sur l'autre.

Aujourd'hui, qu'en est-il ?

Bien que ces Unimogs ne soient plus construits, ils sont fortement et activement recherchés par bon nombre de personnes et notamment par les collectionneurs. En juin 2001, l'usine Unimog fêta ses 53 ans d'existence et organisa un vaste rassemblement auquel furent conviés les collectionneurs des quatre coins de l'Allemagne et le chiffre de 600 Unimogs au rendez-vous, fut avancé.

Suite de la présentation

   
     


     
 
Pièces BMW d'occasion des années 70, 80 et 90.